Opération de paix Université de Montréal             

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Dossiers
Les dossiers du ROP présentent différents enjeux d’actualité liés aux opérations de paix. Depuis 2005, des experts affiliés au ROP publient des articles qui permettent aux lecteurs d’en savoir davantage sur certaines problématiques. Les dossiers du ROP proposent également des textes écrits par des organismes partenaires comme le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) et les sites Grotius.fr et diploweb.com. Les dossiers sont classés en ordre chronologique descendant afin d’en faciliter la lecture.

Éric Wilson Fofack (Université Yaoundé I)
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Un enfant soldat afghan (Photo : IRIN)

L’année 2010 marque le 10e anniversaire de l’adoption du Protocole facultatif à la convention relative aux droits de l’enfant et le constat qui se dégage aujourd’hui est que bon nombre d’États du monde ne l’ont encore ni signé, ni ratifié afin de l’intégrer à leur législation nationale. Aussi, la pléthore des conventions et résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité ainsi que les décisions des tribunaux spéciaux témoignent du niveau d’intérêt des Nations unies pour la question des enfants et les conflits armés. Le Rapport S/2010/181 du Secrétaire Général de l’ONU sur les enfants et les conflits armés vient donc remettre en scène la situation très peu reluisante de ces enfants pris dans l’engrenage des conflits armés. Il ressort dudit Rapport que la situation des enfants dans les pays en conflit reste préoccupante. Cela est-il lié à la négligence des belligérants vis-à-vis des conventions internationales ou encore les instances internationales ne sont elles pas assez sévères pour punir les acteurs des exactions sur les enfants ?

 
Galia Glume et Max D. Gyselinck (photoreportage)

Srebrenica/Potocari - Ils ont marché depuis Mostar, Kankanj ou Tuzla. La plupart de ces « marcheurs pour la paix » sont venus de Rezuk, pour rallier dans le village de Potocari l’ancienne base de l’ONU où des milliers de civils avaient cherché refuge lors de la chute de Srebrenica, le 11 juillet 1995. Organisées par diverses associations en marge des commémorations, ces Marches pour la Paix ont rassemblé cette année près de 6.000 personnes : des Européens, des Américains, mais surtout des Bosniens. « J’ai voulu refaire la route qu’ils ont empruntée » explique Elmir, 19 ans, qui vient de parcourir, en sens inverse, la « route de la mort ». A travers les montagnes boisées des Balkans, sous le feu incessant de l’artillerie serbe, des milliers de Musulmans avaient tenté de rejoindre Rezuk et Tuzla, alors en « territoire bosniaque libre ». Nombre d’entre eux avaient été fait prisonniers puis exécutés, ou n’avaient pas survécu à cette fuite qui dura six jours. Des autres civils, ceux qui n’avaient pas pu fuir Srebrenica, nombre reposent aujourd’hui devant l’ancienne base du « Dutch Bat ».

Xavier Zeebroek

Le 28 mai dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies mettait fin à beaucoup d’incertitudes en adoptant la résolution 1925 sur la situation en RDC. Le texte avait fait l’objet de longues et difficiles semaines de négociation entre plusieurs membres permanents du Conseil et le gouvernement congolais. eux décisions spectaculaires ont particulièrement frappé les médias : la promesse de retrait de 2000 casques bleus avant le 30 juin 2010 et la fin du mandat de la MONUC. Ce n’est pas par hasard si ces deux bouleversements interviennent le jour de la fastueuse célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance. Au-delà du symbole, Kinshasa réclamait aussi un calendrier de retrait avec une échéance ultime fin 2011.

 
Romain Esmenjaud

Le 22 avril 2010, à l’initiative du Japon, le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) tenait la troisième réunion de son histoire sur ses méthodes de travail (les deux premières se sont tenues en décembre 1994 et août 2008). Ces discussions font partie intégrante du débat plus large sur la réforme du Conseil. Pas aussi médiatique que la question de son élargissement, la question des méthodes de travail du CSNU constitue pourtant un élément essentiel de sa légitimité et de son autorité en tant que responsable principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Agim Tonuzi
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www.nato.int

Le 12 février 2010, le Conseil de sécurité des Nations Unies débattait des aspects relatifs aux stratégies de transition et de retrait des opérations de maintien de la paix. Ce débat concernant l’évolution d’une mission de paix est fondamental à plus d’un égard. En effet, des enseignements peuvent être tirés sous plusieurs angles mais il s’agit entre autre, de savoir comment pérenniser et faire fructifier un ensemble de normes administratives et d’acquis liés à la bonne gouvernance qui font qu’un Gouvernement continuera à fonctionner de manière démocratique et efficace pour chaque citoyen quelque soit son appartenance ethnique. Car en toile de fond et même après son départ, c’est de la crédibilité de la communauté internationale dont il est question.

 
Catherine-Lune Grayson, Conseil Danois pour les réfugiés
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Photo : croix-rouge.be

L’action humanitaire se définit comme toute action qui a pour but d’alléger les souffrances des victimes, de prévenir les souffrances ou de faciliter le retour à une existence normale. Celle-ci englobe la protection des civils et des personnes qui ne prennent plus part aux hostilités ainsi que la fourniture de nourriture, d’eau, d’abris, de soins de santé et autres secours. (Perrin) Contrairement à l’aide au développement qui s’inscrit dans la durée et devrait être orientée vers la mise en œuvre de projets qui ont pour objectif de contribuer au développement durable d’un pays, l’aide humanitaire constitue une réponse rapide à une situation de crise. En théorie, elle prend fin aussitôt l’urgence résorbée et sera remplacée par des programmes de développement.

Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE, chercheur associé au CEREM

Phénomène d’inquiétude partagée par les 54 États du continent, l’Union africaine (UA) et les organisations régionales, qui sont théoriquement chargés d’en garantir l’existence, il ne saurait y avoir de paix et de stabilité sans sécurité. D’un côté, l’insécurité maritime, liée à l’explosion de la piraterie ou encore la criminalisation des migrations, deux réalités auxquelles ont à faire face plusieurs régions du continent, notamment au large des côtés somaliennes, du Nigeria ou encore sur les rivages du Maghreb, ont singulièrement mis en lumière le besoin pour de multiples forces navales africaines de se doter des moyens légitimes afin de faire face à ses défis posés à la stabilité régionale et internationale.

 
Caroline Henrion, chercheur-stagiaire au GRIP
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Photo : Combat Camera / Forsvarsmakten

Au cours de sa Présidence de l’Union européenne en 2009, la Suède a relancé le débat sur l’utilisation des groupements tactiques ou « battlegroups », un instrument militaire européen conçu pour faciliter la participation de l’UE à la sécurité mondiale et qui n’a pourtant jamais été utilisé. À différentes reprises, les groupements tactiques auraient pu être déployés, mais l’analyse de ces situations a montré que les États membres manquaient de volonté politique suffisante pour agir de manière commune. Ainsi, l’immobilisme des groupements tactiques dans les casernes témoigne-t-il des difficultés auxquelles l’intégration de l’Europe de la défense est confrontée. Outre les solutions présentées sous la Présidence suédoise quant à l’amélioration de l’utilisation des groupements tactiques, le débat politique engagé sur la question devrait être poursuivi lors des prochaines présidences en 2010.

Alice Corbet, postdoctorante au CÉRIUM

La grève de la faim de la militante sahraouie Aminatou Haidar a replacé la question du Sahara occidental au devant de l’actualité. Celle-ci a été hospitalisée dans la nuit du 16 au 17 décembre après plus d’un mois de grève de la faim. Or, depuis 1991, la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) fait rarement la une des médias. Marc-André Anzueto et Étienne Tremblay-Champagne, agents de recherche au ROP, s’entretiennent avec Alice Corbet, membre experte du ROP et spécialiste du Sahara occidental, afin d’en connaître davantage sur les dessous de « l’affaire Aminatou Haidar ».

 
Odile Perrot
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Photo : EULEX

A l’heure des premières élections du Kosovo organisées sans contrôle international, la mission EULEX KOSOVO entre dans sa deuxième année, après le lancement effectif de ses opérations le 9 décembre 2008. Cette situation ambivalente illustre concrètement l’« indépendance supervisée » définie par le plan Ahtisaari [1] , selon laquelle le pouvoir est réparti entre les institutions autonomes et les organisations internationales. Pour être l’élément le plus visible de la présence européenne au Kosovo, EULEX n’en est pas pour autant le seul, car l’action de l’Union européenne (UE) est plurielle et ancienne.

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Photo : ONU/Mark Garten

L’Union africaine (UA) a élaboré une architecture continentale de paix et de sécurité dont le financement représente un défi majeur. Face à une demande croissante, la pénurie de ressources prévisibles et durables, cumulée avec des contraintes opérationnelles critiques, limite fortement la capacité d’action de l’UA à s’acquitter des engagements pris en matière de maintien de la paix et de la sécurité sur le continent. En effet, depuis 1989, l’UA et les organisations sous-régionales africaines ont déployé huit opérations de maintien de la paix dont quatre ont débouché sur des missions onusiennes et une, toujours en cours, est devenue une opération hybride ONU-UA.

 
Cinq articles sur cet enjeu d’actualité

Dossier de cinq articles réalisé sous la direction de Jocelyn Coulon, directeur du ROP, et Jean-Jacques Louarn, journaliste à RFI et fondateur du site Grotius.fr



« Avec une acuité nouvelle la question de la relation entre les armées et humanitaires dans les zones d’intervention internationale se pose » affirme le Général (2S) JC Thomann. « Gagner les cœurs et les esprits de la population en Afghanistan. Quelles actions civilo-militaires ? » s’interroge un autre militaire, un officier français en poste à Kaboul, qui pour son propos, à souhaité garder l’anonymat. Il signe Grotius dans ce dossier. De son côté, Christian Olsson, universitaire, analyse les mécanismes et les enjeux de l’action civilo-militaire tandis que le journaliste et écrivain Léonard Vincent se penche au chevet de la MONUC en RDCongo et de Radio Okapi. Enfin, Jérôme Larché, médecin, membre du conseil d’administration de Médecins du Monde – France, exprime, en son nom, le point de vue de l’humanitaire.


Le « civilo-militaire » peut-il concourir à la bataille pour « les cœurs et les esprits » des populations ?


Dans les opérations extérieures (Opex) à vocation pacificatrice, certaines des activités menées au travers de la Coopération Civilo-Militaire (CIMIC), notamment celles menées en appui de la stratégie de « reconstruction et de développement » (R&D), sont parfois présentées comme concourant à l’effort général déployé en vue de « conquérir les cœurs et les esprits » des populations locales. Se pose donc la question de savoir dans quelle mesure l’aptitude des militaires à concourir directement ou indirectement aux activités « civiles » d’aide humanitaire, de réhabilitation ou de reconstruction participe de la légitimation locale de la présence militaire et plus généralement de la stratégie de pacification menée.

ou comment définir un nouvel horizon pour les opérations de maintien de la paix
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Photo:ONU

Dans le cadre de la réflexion engagée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le 23 janvier 2009, lors d’une réunion publique spéciale sur le maintien de la paix, le Département des opérations de maintien a lancé l’initiative « New Horizon ». Son Secrétaire général adjoint, Alain Le Roy, avait en effet émis l’idée de « revisiter » le rapport Brahimi publié il y a près de dix ans, afin de trouver les moyens de mieux gérer les opérations, d’en mieux fixer les limites et sans doute d’avoir des objectifs plus réalistes.

 

>Près de deux ans après avoir pris le relais de la Mission de l’Union africaine au Soudan (MUAS), la Mission des Nations unies et de l’Union Africaine au Darfour (MINUAD) n’est parvenue à déployer que 68% des effectifs prévus et n’a pas de stratégie de sortie. L’heure n’est dès lors pas encore au bilan. En revanche, un rapport d’étape s’impose.

Quelles sont les racines de ce conflit complexe et interminable qui a coûté la vie à près de 300 000 personnes et a conduit 2.5 millions d’autres à fuir leurs villages pour s’entasser dans de gigantesques camps ? Pourquoi les Casques bleus se montrent-ils incapables de rétablir la sécurité au Darfour ? Que recouvre au juste le terme « hybride » utilisé pour qualifier l’opération décidée conjointement par l’Union africaine et l’ONU ? Quelles sont les conséquences de l’inculpation du président soudanais el-Béshir par la Cour pénale internationale ? Combien de temps les États contributeurs de troupes accepteront-ils de maintenir le déploiement de près de 20 000 soldats dans la fournaise du désert darfourien ? Les bailleurs de fonds pourvoiront-ils longtemps au milliard et demi de dollars que nécessite annuellement la MINUAD ? Enfin, quelles sont les perspectives de succès d’une mission de maintien de la paix là où il n’y a pas de paix à maintenir ?

Pour répondre à ces questions essentielles, l’auteur s’est rendu au Soudan, au siège de l’ONU (New York) ainsi qu’au siège de l’Union africaine (Addis-Abeba) pour y interroger les acteurs clés de cette opération exceptionnelle à bien des égards.

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Crédit photo : Maxime D. Gyselinck

Un an après la guerre éclair de l’été 2008 avec la Russie, la mission d’observation de l’Union européenne a du faire face à une recrudescence des incidents aux abords de la ligne de démarcation avec l’Ossétie du Sud. Une position d’autant plus délicate qu’elle est désormais la dernière opération multinationale présente sur le terrain.

L’été a été riche d’événements pour la petite république du Caucase : départ des missions de l’OSCE et des Nations Unies, visite du vice-président américain Joe Biden, commémorations de la guerre et tensions avec le grand voisin russe… Dans ce contexte, les observateurs de l’Union européenne ont ainsi du multiplier leurs patrouilles, qu’ils ont assuré 24 heures sur 24 le long de la « frontière » administrative avec l’Ossétie du Sud. La Russie a menacé, début août, d’utiliser la force armée contre le pays si les « provocations » des Géorgiens ne cessaient pas. Selon les autorités sud-ossètes, Tskhinvali aurait été la cible de tirs de mortiers provenant des territoires sous contrôle de Tbilissi. Les autorités géorgiennes, de leur côté, n’ont pu que démentir – tout en accusant l’adversaire de provocations du même ordre.

Au milieu de ces accusations mutuelles, qui ont donné lieu à autant de gesticulations diplomatiques entre Moscou et Tbilissi à l’approche des commémorations de la guerre éclair de 2008, la Mission d’observation de l’Union européenne (EUMM, EU Monitoring Mission) apparaît désormais comme le seul témoin extérieur présent sur place. En effet, suite au refus de la Russie de prolonger le mandat des missions d’observation de l’OSCE et de l’ONU, les observateurs européens constituent, depuis le mois de juillet 2008, la dernière mission multinationale présente sur place pour gérer la crise.

 
Les leçons à tirer de l’EUFOR et de la MINURCAT

Photo : www.daylife.com

Le Tchad et la République Centrafricaine, pays parmi les plus pauvres du monde, sont caractérisés depuis leur indépendance par une forte instabilité politique, une hétérogénéité de leurs populations, un faible niveau de développement et de nombreuses activités insurrectionnelles. De nombreux mouvements rebelles, qui semblent être encouragés ou tout au moins hébergés par le Soudan, ne cessent de multiplier les attaques « coup de poing » dans la région Est du Tchad et dans le nord-est de la République Centrafricaine, avec la volonté claire de faire chuter les gouvernements en place. La plupart des conflits entre le gouvernement et ses opposants portent sur des luttes de pouvoir et de partage des ressources, conflits nourris et amplifiés par l’instabilité de la région, notamment due à l’enlisement de la crise du Darfour. Cette crise de la province soudanaise a en effet débordé sur la frontière avec le Tchad et la République Centrafricaine, appelée zone des « trois frontières », entraînant le déplacement massif de populations et la concentration de centaines de milliers de réfugiés dans les camps à l’est du Tchad. Ce dernier est donc plus que jamais dominé par la violence et l’instabilité ; les forces rebelles, qui ont tenté sans succès pour le moment, de prendre la capitale, N’Djamena (située au sud-ouest du Tchad), à au moins deux reprises, n’ont pas abandonné cet objectif (la dernière tentative remontant à début mai). Les observateurs internationaux ont pu constater qu’elles sont armées et équipées d’un matériel étonnament moderne.
Quelques réflexions sur la contribution belge à une expérience originale
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La Centrafrique tenait, en avril 2008, son premier séminaire national sur la Réforme du secteur de la sécurité, au cours duquel des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, privés et publics, se sont engagés dans une discussion franche et une analyse en profondeur de ce qui est traditionnellement considéré comme un domaine politique très sensible, en particulier dans les situations post-conflit. Au-delà de son importance historique et de son impact au plan local, cet événement est remarquable par deux aspects particuliers : d’une part le niveau inégalé d’appropriation du processus par les autorités centrafricaines et de l’autre, la relation née entre les acteurs nationaux et internationaux, qui a permis à la Belgique d’assumer un rôle de facilitation.

Ce rapport analyse le lien entre sécurité et développement et l’importance de ce lien pour la Réforme du secteur de la sécurité (RSS). Il aborde aussi la question de l’appropriation comme un élément clé de la réussite et de la viabilité de cette réforme. Il identifie ensuite ce qui fait la spécificité de l’approche centrafricaine de la RSS et passe en revue les aspects de sa mise en pratique, en relation avec le séminaire national tenu en avril 2008. La relation entre la République centrafricaine et ses partenaires internationaux, la méthodologie particulière adoptée et le travail de facilitation mené par la Belgique sont autant d’éléments constitutifs de cette analyse, qui a pour objet de tirer les enseignements de cette initiative, en vue du succès de celle-ci et des autres à venir.

 
Une analyse des raisons aux exactions contre les civils, des instruments de droit international visant à les empêcher et des obstacles à leur application
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Photo : Reuters
Depuis toujours, les principales victimes des conflits armés sont les populations civiles. Dans la plupart des conflits contemporains, les protagonistes bravent régulièrement les diverses résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, les rapports du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies et autres études qui recommandent explicitement aux belligérants d’épargner les personnes hors de combat. Ils violent ainsi les Conventions de Genève (1949) et leurs Protocoles additionnels (1977 et 2005) et tous les traités internationaux y relatifs. Aujourd’hui, la « Responsabilité de protéger », acceptée lors du sommet des chefs d’Etat de l’ONU en 2005, fait obligation aux Etats d’assurer la protection des populations contre les génocides, les purifications ethniques, les massacres ou les mauvais traitements. Sinon, c’est la communauté internationale qui se doit de les protéger.
Le processus de Djibouti et le renforcement de l’AMISOM : les deux fondements de la reconstruction de l’État somalien
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Photo : www.carmooyin.com
Cet article a pour but de contribuer à la réflexion sur les enjeux et défis des protagonistes du processus politique de Djibouti et à l’opération de maintien de la paix (OMP) en Somalie, à savoir l’AMISOM et/ou l’OMP onusienne qui prendra la suite. Il vise à identifier les facteurs qui permettraient de désamorcer les risques de conflit et les enjeux politiques sur le plan intérieur, régional et international et avoir des répercussions sur l’OMP. Dans une première partie nous explorerons les facteurs de transformation de la situation en Somalie depuis l’ascension et la chute de l’Union des Tribunaux Islamiques (UTI) jusqu’à l’élection du nouveau Président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed le 31 janvier 2009. Nous étudierons aussi le processus politique de Djibouti. Dans une deuxième partie nous analyserons la pluralité des protagonistes/acteurs somaliens, notamment le Gouvernement fédéral de transition (GFT), l’Alliance pour la seconde libération de la Somalie (ARS/Djibouti), les divers éléments d’opposition (dont l’ARS/Asmara) et de résistance (principalement al Shebab), notamment l’insurrection intérieure en Somalie. Finalement, nous exposerons les implications et les enjeux pour l’OMP en Somalie.
 
Les implications d’une inculpation d’Omar el-Béchir par la CPI
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L’annonce en juillet 2008 par le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, de son intention d’accuser le président soudanais, Omar el-Béchir, de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre au Darfour est le plus grand coup d’éclat de l’institution depuis le début de ses activités en 2002. Toutefois, cette décision survient alors que l’année 2009 s’annonce critique pour les missions de paix présentes dans la région. On peut notamment recenser les enjeux du déploiement de la MINUAD, le bon déroulement des élections soudanaises prévues par l’accord de paix supervisé par la MINUS et la passation de pouvoirs de l’EUFOR Tchad-RCA vers la MINURCAT. Dans ce contexte, les pressions politiques sont fortes afin d’empêcher dans les prochains jours l’émission d’un éventuel mandat d’arrêt qui laisse craindre une augmentation des tensions dans une région déjà très volatile où les opérations de paix peinent à répondre aux attentes, dévoilant leurs limites. Ce dossier vise à identifier certains scénarios face à l’implication de la CPI au Darfour, puis à dresser un bilan des défis des missions de paix déployées au Soudan, au Tchad et en Centrafrique.
29 avril 2009

 Photo : MINUSTAH.ORGUn an après l’accession de René Préval à la présidence de la République, Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, demeure sous perfusion. L’État, la justice, le secteur de la sécurité, les infrastructures, l’économie, les services de base à la population, tout reste à reconstruire. Pour cela, le pays bénéficie pour l’instant du soutien de la communauté internationale comme en témoigne le vote du renouvellement du mandat de la MINUSTAH par le Conseil de Sécurité (résolution 1743). La reconstruction est un test aussi bien pour les autorités nationales et locales que de la capacité de la communauté internationale à soutenir un engagement à long terme appuyé par une stratégie adéquate.

 
Redéfinition de la raison d’être de l’organisation dans un monde post-Guerre froide
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Photo : www.infomonde.be
Lors du sommet de l’OTAN les 3 et 4 avril 2009, sera lancée la révision du concept stratégique de l’OTAN, qui sera adopté lors du sommet de Lisbonne, fin 2010. Après la chute du Mur de Berlin en 1989, l’OTAN connaît un malaise existentiel, aggravé par les relations difficiles entre Américains et Européens depuis 2003 avec la guerre en Irak. Cinq points seront à l’ordre du jour des discussions sur le nouveau concept stratégique.
1. Après la période Bush, adopter une « politique de la main tendue » comme le propose le président Obama, afin de rechercher une sécurité commune et collective avec le reste du monde.
2. Après les échecs militaires en Irak et en Afghanistan, restreindre l’usage de la force et les dépenses militaires.
3. Privilégier les moyens non militaires de gestion des crises (prévention des conflits, renforcement des Nations unies) et relancer les accords de désarmement.
4. Créer un nouveau partenariat avec la Russie (élaboration d’une vision commune de sécurité, abandon du bouclier antimissile, arrêt de l’extension de l’OTAN).
5. Rééquilibrer la relation États-Unis/Europe afin que cette dernière puisse être mieux entendue.
Quelques idées reçues sur le conflit en RDC
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Photo : AFP
Rien ne va plus en République démocratique du Congo. Depuis deux mois, les combats font rage au Nord-Kivu. Les rebelles sont aux portes de Goma. Le commandant en chef des casques bleus a démissionné. Le Représentant spécial de l’ONU réclame des renforts et les Européens renâclent à intervenir militairement. Après la débâcle de l’armée congolaise et un nouvel exode massif de population, c’est l’heure des craintes les plus folles, des reproches les plus amers et des phrases définitives proférés par des Congolais déçus et en colère mais parfois aussi relayés par les experts et les médias les plus sérieux.
 
L’urgence de repenser la sécurité européenne dans le cadre d’une négociation de type global entre les Occidentaux et la Russie.
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(photo : Ouest France)
Considéré sous l’angle de la problématique des opérations de maintien de la paix, le cas de la Géorgie apparaît comme des plus singuliers. En effet, après la sécession de l’Ossétie du Sud (1992) et de l’Abkhazie (1993), ce pays se trouva devoir héberger, dans le sillage d’une série de cessez-le-feu réalisés par Moscou entre Tbilissi et les insurgés – aux fins d’éviter la reprise des combats en attendant un règlement politique final – deux forces d’interposition formellement (mais abusivement) chargées d’un mandat de "maintien de la paix" : une force composée de bataillons russes, géorgiens et ossètes déployée en Ossétie du Sud sous le label "Forces collectives de maintien de la paix" et une force russe, mandatée par la Communauté des États indépendants (CEI), établie en Abkhazie.
Les tensions croissantes entre la Géorgie et la Russie rendent le respect du cessez-le-feu en Ossétie du Sud et en Abkhazie difficile à maintenir.
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Réfugiés géorgiens en attente d’être évacués par les secours russes (photo : Reuters)

La Russie, à travers la Communauté des États indépendants (CEI), se charge de la stabilité et de la sécurité de son étranger proche. À ce titre, elle déploie un important contingent de maintien de la paix en Géorgie afin de faire respecter les cessez-le-feu en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Les tensions croissantes des dernières semaines entre la Géorgie et la Russie, culminant avec la guerre du 8 au 14 août 2008 à propos de l’Ossétie du Sud, appellent à une révision du mandat conféré à la Russie. En pratique, toutefois, cette remise en question risque peu d’être suivie d’effet.

 
Le Procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, souhaite poursuivre le président soudanais, Omar el-Béchir.
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(photo : Reuters)

Le 14 juillet 2008, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a demandé aux juges de la Cour pénale internationale de délivrer un mandat d’arrêt pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre contre le président soudanais, Omar el-Béchir. Cette décision a conduit l’ONU et l’Union africaine à commencer un retrait des personnels non essentiels de la mission conjointe des Nations-Unies et de l’Union africaine (MINUAD) basés au Darfour, par craintes de représailles de la part de forces pro-gouvernementales.

Darfour, Tchad, Centrafrique
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Photo : Reuters

Depuis 2003, l’aggravation du conflit opposant les groupes rebelles du Darfour à l’armée soudanaise et aux milices Janjawid soutenues par Khartoum a fait plus de 200.000 victimes civiles, directes et indirectes, et deux millions de déplacés et réfugiés au Tchad et en République centrafricaine. Le Darfour, territoire grand comme la France et situé à l’Ouest du Soudan compte près de 6 millions d’habitants composés de trois tribus principales : les Four (qui ont donné leur nom au Darfour), les Masalit et les Zaghawa. Les principaux mouvements rebelles qui se sont soulevés contre le gouvernement central en 2003 sont l’Armée de libération du Soudan (ALS) dirigée par Abdel Wahid Mohamed Ahmed Nur, Khamis Abdallah Abakar et Minni Arkoi Minawi et le Mouvement pour la justice et l’équité (MJE) dirigé par Khalil Ibrahim Mohamed. Ils revendiquent une meilleure répartition des ressources et des richesses du pays.

 
La MINUK, mission de maintien de la paix novatrice sous bien des aspects, marquée par une forte impopularité
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Les négociateurs ont échoué à trouver un compromis sur le statut du Kosovo (photo : AFP)

La Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) est en place depuis plus de huit ans maintenant et joue un rôle central dans les négociations actuelles sur le statut de ce territoire. Novatrice sous bien des aspects, jamais une mission de l’ONU n’avait été investie de pouvoirs aussi vastes concernant l’administration d’un territoire et d’une population.

L’Accord de Ouagadougou relance le processus de paix

 Photo : AFP/Issouf SanogoLe 4 mars 2007, Laurent Gbagbo, président ivoirien, et Guillaume Soro, Secrétaire Général des Forces Nouvelles signent l’accord de Ouagadougou en présence du président burkinabé, Blaise Compaoré. L’accord conclu entre les acteurs principaux auto-proclamés du conflit constitue, espère-t-on, une étape importante vers la fin d’un conflit qui a coupé en deux la Côte d’Ivoire, poumon économique de l’Afrique de l’Ouest, depuis la tentative de coup d’État du 19 septembre 2002.

 
À la suite de l’Accord politique de Ouagadougou entre les différentes parties ivoiriennes, les opinions divergent sur l’avenir du processus de paix
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La "Flamme de la Paix", geste symbolique pour la Côte d’Ivoire, qui célèbre la réconciliation nationale (Photo : AP)

Huit mois après la signature, le 4 mars 2007, de l’Accord politique de Ouagadougou entre les parties ivoiriennes, les opinions divergent sur les avancées réelles du processus de paix. Quelle est la situation sur le terrain, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest secoué par une crise militaire et politique depuis la tentative de coup d’État du 19 septembre 2002 ?

Un puissant outil confronté à une situation extraordinairement complexe et volatile
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Un soldat indonésien observe le respect du cessez-le-feu au sud-Liban (photo : Reuters)

Le Liban reste plus que jamais sur l’agenda international comme en témoigne la mobilisation de la troïka « européenne » Koucher-D’Alema-Moratinos pour tenter de trouver une solution à l’impasse politique et institutionnelle qui divise profondément le pays. Les tensions générées par l’élection présidentielle libanaise s’incrivent en outre dans le cadre plus large d’une crise régionale profonde, dominée aujourd’hui par la question nucléaire iranienne et la menace d’un nouveau conflit majeur au Moyen-Orient.

 
Un assaut majeur contre la MUAS ébranle les espoirs de paix

Cette photo fait partie d'un dossier présenté par l'organisation Amnistie Internationale accusant le gouvernement soudanais de violer l'embargo sur l'envoi d'armes au DarfourLe 30 septembre 2007, la force de l’Union africaine au Soudan (la MUAS) basée dans la ville d’Haskanita, au Sud Darfour, a subi l’attaque de plusieurs centaines d’hommes lourdement armés, provoquant la mort d’au moins dix soldats africains et de nombreux blessés. De nombreux autres soldats sont toujours portés disparus. C’est là la plus grave offensive dont a fait l’objet la MUAS depuis son déploiement en juin 2004. La dernière attaque sanglante contre elle datait de mars 2007, au cours de laquelle cinq soldats sénégalais avaient été tués.

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Des casques bleus constatent l’étendue des dégâts au sud-Liban (photo : Turkey Post)

Une Conférence internationale d’aide pour le Liban s’est tenue à Paris les 25 et 26 janvier afin de soutenir le gouvernement Siniora, très fragilisé, cinq mois après le violent conflit de 34 jours qui a opposé Israël au Hezbollah durant l’été 2006. Cette actualité nous incite à analyser la situation qui prévaut au Liban-Sud où un calme précaire s’est installé depuis la cessation des hostilités le 14 août dernier. On se souvient que, après bien des atermoiements, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait fini par adopter la Résolution 1701 qui autorisait notamment le renforcement de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) jusqu’à hauteur de 15000 hommes. Cette décision suivait l’annonce historique des autorités libanaises de déployer dans le Sud 15000 soldats de l’armée nationale, en lieu et place des miliciens du Hezbollah.

 
La réconciliation, otage de l’insécurité
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Des miliciens montent la garde à Mogadiscio (photo : Economist)

La victoire des forces éthiopiennes et pro-gouvernementales sur les milices de l’Union des Tribunaux Islamiques, tout en ouvrant la voie à l’extension de l’influence du gouvernement transitoire au-delà de la ville de Baïdoa, inaugure une période d’incertitude en matière de sécurité. Les forces gouvernementales sont peu équipées pour faire face aux attaques répétées des milices islamiques et claniques alors que l’interventionnisme de l’ennemi historique éthiopien reçoit un accueil pour le moins mitigé au moment où le gouvernement transitoire en quête de légitimité s’emploie à réconcilier les Somaliens. Le déploiement prévu depuis 2005 de la mission de l’IGAD en Somalie n’étant plus à l’ordre du jour, l’Union Africaine s’apprête à tester sa capacité à gérer simultanément un conflit majeur et un chaos, à condition de dépasser le scepticisme de certains bailleurs de fonds.

Le Sommet de Riga aboutit à des résultats décevants
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Le secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer s’adresse aux participants, à sa gauche la présidente de la Lettonie, nation hôte du sommet

Malgré l’urgence de la situation en Afghanistan, les dirigeants des pays membres de l’OTAN réunis à Riga, en Lettonie, ont été incapables de s’entendre sur un effort collectif renouvelé. Les représentants des 26 pays membres déclarent officiellement reconnaître l’établissement de la paix et de la sécurité en Afghanistan une priorité critique pour l’Alliance. Dans les faits pourtant, les participants n’ont pu s’entendre que sur des changements cosmétiques.

 
Le ballet diplomatique accélère le tempo
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Des miliciens pro-gouvernementaux manifestent avec enthousiasme (photo : AP)

Quatre mois après la signature, le 5 mai dernier, de l’accord de paix pour le Darfour à Abuja (Nigeria) entre le gouvernement soudanais et la faction du principal mouvement rebelle, l’Armée de libération du Soudan (ALS), dirigée par Minni Arcua Minawi, le Darfour a de nouveau sombré dans la violence, d’une gravité équivalente à ce qui fut observé en 2003-2004, qui provoqua la fuite de plus d’un million cinq cent mille personnes. Cette nouvelle explosion de violence a généré cent mille personnes déplacées supplémentaires, selon les Nations Unies.

Déploiement de l’opération ASTUTE
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photo : AFP

La République du Timor-Leste est plongée dans une grave crise politique et sociale qui a forcé plusieurs pays à intervenir militairement. Mercredi le 24 mai, répondant à l’appel du gouvernement timorais, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Portugal ont accepté d’envoyer en urgence des forces de sécurité afin de « restaurer l’ordre public, le respect de la loi, la normalité et la stabilité ».

 
Un processus sous haute surveillance
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Photo : MONUC

La campagne en vue des premières élections pluralistes depuis l’indépendance vient de débuter en République Démocratique du Congo, sous haute surveillance internationale. Le 30 juillet prochain, trois ans après la fin officielle d’un conflit qui a fait plus de 2 millions de victimes, 25,6 millions d’électeurs répartis sur un territoire de 2.34 million de kilomètres carrés devront choisir entre 33 candidats à la présidentielle et 9 632 candidats à la législative.

La RAMSI remise en cause par des émeutes dans la capitale
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photo : BBC

Des violentes manifestations ont plongé l’archipel des îles Salomon dans une crise politique aiguë. Suite à l’élection d’un nouveau premier ministre par le parlement, mardi le 18 avril, des centaines de partisans du leader de l’opposition ont provoqué des émeutes et se sont livrés au pillage à Honiara, capitale de ce pays du Pacifique. Les émeutiers ont particulièrement visé les intérêts chinois. Faisant face à une motion de défiance, le nouveau Premier ministre, Snyder Rini, démissionne le 26 avril. La rue triomphe finalement le 4 mai avec l’élection par le parlement de Manasseh Sogavare, leader de l’opposition, comme nouveau Premier ministre. Cette situation relance le débat sur la pertinence de la Mission régionale d’assistance aux Îles Salomon (RAMSI) déployée en 2003 et soutenue par l’Australie et plusieurs pays du Pacifique.

 
Une nouvelle opération de paix pourrait être déployée dans la région

Le Tchad est à nouveau sur le pied de guerre, après une période de relative accalmie. Mettant à profit la saison des pluies pour se réarmer, les forces gouvernementales, aidées notamment par la Libye, et les rebelles, appuyés par le Soudan, s’apprêtent à se livrer une nouvelle bataille autour de la capitale tchadienne, N’Djamena. La rapide avancée des forces rebelles depuis fin octobre 2006 se produit dans un contexte régional électrique. L’ONU et l’Union Africaine pourraient déployer une force de paix dans la région des Trois frontières.

L’OTAN joue sa crédibilité en matière de gestion de crise
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photo : BBC

Le 31 juillet 2006, la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) a pris officiellement le contrôle de la région sud de l’Afghanistan. Un contingent canadien d’approximativement 2200 militaires a complété son déploiement à Kandahar en février. D’autres contingents suivront pour concrétiser cette étape. Parmi les plus significatifs, plus de 5000 militaires britanniques sont installés dans la région voisine du Helmand. Aussi, après de houleux débats, le parlement néerlandais a approuvé l’envoi cet automne de 1400 soldats qui seront affectés essentiellement à la région d’Uruzgan.

 




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